Interview : comment gagner un concours de nouvelles

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Avec « Vertiges », Frédéric Rueff vient de remporter le Prix du Public aux 48 h de la nouvelle d’Edilivre. Interview d’un auteur qui ne connaît pas l’angoisse de la page blanche.

Depuis quand écris-tu ? As-tu déjà été publié ?

J’écris depuis 2006. J’ai commencé par écrire ce que j’avais en tête, un peu comme un journal. Et puis l’ère des blogs étant à la mode, j’en ai ouvert un sur celui de psychologies.com et j’ai publié certaines de mes réflexions. J’ai récolté là mes premières critiques positives sur ma façon d’écrire et de raconter les choses. Fort de cette confiance, je me suis mis à écrire des nouvelles.

Est-ce la première fois que tu participes à un concours ?

Non, j’avais déjà participé à quatre ou cinq concours de nouvelles. Notamment celui des 24 heures d’écriture en 2012 et d’autres plus conventionnels avec envois de textes.

Comment t’est venue l’idée de cette nouvelle ?

La contrainte était d’écrire quelque chose rapidement puisqu’il n’y avait que 48 heures entre l’annonce du thème et la date limite du dépôt de la nouvelle. Quand le thème « Le courage » a été annoncé sur le site d’Edilivre le vendredi soir, j’ai pensé à une histoire de saut à l’élastique que je connaissais et à l’effet tragi-comique de la situation de l’homme qui saute quand, au même moment, quelqu’un lui crie « ATTENDS ! »

Dis-nous quelques mots au sujet de ton personnage.

J’ai imaginé Hubert comme un cadre financier, homme terne du tertiaire avec une virilité peu développée. Il est autant pleutre qu’il est bon en comptabilité.

Quelles sont les principaux obstacles auxquels tu as été confronté en écrivant ta nouvelle ?

La contrainte du nombre de signes maximum que j’avais dépassé lors du premier jet. J’ai mis moins d’une heure pour l’écrire et deux fois deux heures pour raccourcir mon texte et le corriger.

Connaissais-tu déjà la chute (sans jeu de mots) lorsque tu as commencé à l’écrire ?

Non, pas exactement. J’avais la trame de la blague, le personnage s’est construit au fur et à mesure de ses hésitations puis tout le long de la descente. La fin s’est imposée d’elle-même.

Ecris-tu régulièrement ou pas ?

J’écris comme je respire… Par intermittence ! Je suis un passionné et j’ai plusieurs passions. J’écris de façon intense par période.

Comment fais-tu les jours « sans » ? Quelles sont tes astuces pour affronter la page blanche ?

Je n’ai pas encore eu ce syndrome de la page blanche. Peut-être justement parce que je ne m’impose pas la régularité du quotidien. Quand j’écris chaque jour, et que parfois j’ai du mal à démarrer, je commence simplement à écrire ce qui me vient dans la tête, que cela soit en rapport avec mon histoire ou pas. Comme si je mettais en marche une mécanique, qui passe des neurones jusqu’aux doigts qui pianotent sur le clavier, et qu’il fallait juste la réactiver. Sinon, la plupart du temps, le fait de relire le dernier paragraphe écrit la veille me replonge directement dans l’histoire.

Vous pourrez découvrir la nouvelle de F. Rueff en cliquant ICI.

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