5 conseils pour nourrir l’inspiration

Existe-t-il des moyens de susciter l’inspiration ? Est-il possible de l’entretenir sur le long terme ? Oui, répond Ray Bradbury. L’un des auteurs les plus prolifiques du vingtième siècle nous explique comment.

Auteur enthousiaste et prolifique, Ray Bradbury n’a pas écrit que des romans : avec « Le zen dans l’art de l’écriture », il nous fait partager son bonheur d’écrire et nous transmet quelques clés pour développer sa créativité et l’insaisissable Inspiration. Celle qu’il appelle aussi « la Muse » est, dit-il, la plus craintive de toutes les vierges. On le croit sans peine, mais alors comment faire pour l’apprivoiser ?

Lire de la poésie chaque jour de sa vie

Vous voulez écrire des romans ? Ne lisez pas que des romans ! La poésie développe les sens et les maintient au top,  c’est aussi un concentré de métaphores et de comparaisons, un vrai réservoir d’idées… Enfin, elle fait travailler des endroits du cerveau dont on ne se sert pas suffisamment dans la vie courante. Quelle poésie choisir ? demandez-vous. Peu importe, répond Ray Bradbury, pourvu qu’elle vous fasse hérisser les poils des bras !

Lire des essais

Cherchez des livres qui améliorent votre sens des couleurs, votre sens des formes, et prenez la mesure du monde, dit encore l’auteur de Fahrenheit 451. Parce que si vous voulez persuader votre lecteur qu’il est , vous devez assaillir chacun de ses sens (…).  Lisez tout ce qui vous tombe sous la main, qu’il s’agisse d’essais sur l’élevage des paons, la calligraphie chinoise, la cuisine ou le chant des baleines : c’est bon pour votre Muse et, même si vous ne comprenez pas tout, vos cellules s’imprègnent et emmagasinent à votre insu ce qui ne demandera, le moment venu — parfois des années après — qu’à resurgir…

Lire de la fiction

Romans, nouvelles, novellas… : lisez d’abord les auteurs qui écrivent comme vous aimeriez écrire et pensent comme vous aimeriez penser. Puis ceux qui n’écrivent pas et ne pensent pas comme vous… cela ouvre des horizons !

Assumer ses goûts, aussi variés soient-ils

Ne craignez pas non plus, ajoute Ray Bradbury, d’être vus en étrange compagnie. Nourrir sa Muse, c’est être en perpétuelle recherche de ce que l’on aime profondément (…) c’est évoluer de textures simples, naïves, peu intellectuelles, à des textures plus complexes, plus averties, plus cérébrales… En clair : vous aimez les bandes dessinées, la littérature « de genre », les films d’horreur ? Ne vous en détournez pas sous prétexte que vous devez nourrir votre Muse car celle-ci profite de tout ce qui alimente Votre Moi Le Plus Original (sic). Et parce que notre subconscient peut être comparé à un immense entrepôt où nos expériences les plus fortes attendent que nous les fassions remonter à la surface, il serait dommage de succomber au snobisme et de se priver de certaines sensations. D’ailleurs, aime-t-on les mêmes choses à tous les âges de la vie ?

Se jeter à l’eau

Tout cela, bien entendu, ne servira à rien si, une fois votre inspiration bien nourrie, vous ne vous acharnez pas à lui donner une forme. Pour cela, pas de secret : le seul moyen d’y arriver c’est d’écrire jour après jour et de vous jeter sur votre stylo ou votre clavier dès que la Muse pointe le bout de son nez… bref, de vous y coller. Là, maintenant. Tout de suite.

Vous voulez écrire mais vous n’osez pas vous lancer ? Vous écrivez déjà et souhaitez démarrer un projet d’écriture, mais vous ne savez pas par où commencer ? Alice et les mots vous propose de janvier à mars 2019 un atelier en 6 séances intitulé : Démarrer un roman.
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