Comment améliorer

son style

Jules Renard écrivait : « Le métier d’écrivain, c’est d’apprendre à écrire. » Ce maître du style savait que celui-ci n’est pas inné, comme le reste il se travaille.

Hemingway recommandait d’utiliser des phrases courtes, Colette faisait la chasse aux adjectifs inutiles.  Carver insistait sur la précision, Philippe Djian travaille particulièrement le rythme… Et vous, comment faites-vous pour affûter votre style ?

J’évite la voix passive

La voix passive affaiblit un texte. Si un éditeur vous écrit « des lourdeurs doivent être supprimées de votre manuscrit », vous vous sentirez moins concerné·e que par « vous devez supprimer quelques lourdeurs… ». Alors, faites la chasse à la voix passive et remplacez-la chaque fois que c’est possible par la voix active.

Je fais attention à la place des virgules

On l’apprend à l’école, mais parfois on l’oublie : on ne met PAS de virgule entre le sujet et le verbe (Elle, s’énerve). On n’en met pas non plus entre le verbe et le c.o.d. (Elle lui renvoie, son manuscrit à corriger). Une phrase se termine par un point et démarre par une majuscule (attention : en poésie, les règles sont différentes).

Je fais la chasse aux clichés

S’ils émaillent la conversation courante, clichés et tics de langage n’ont rien à faire à l’écrit et apportent très vite un côté artificiel, voire caricatural. Bannissez  de votre manuscrit les « oui mais non, euh, hein, alors, et sinon, là tout de suite… ».

Je soigne la précision des descriptions

Une bonne description ne ralentit pas le récit et consiste en quelques détails bien choisis qui créent une ambiance ou dessinent un personnage en quelques traits saillants.

J’utilise mes cinq sens

Souvent, quand on écrit, on fait fonctionner la vue et l’ouïe, rarement les autres sens… Pensez aussi odeurs, textures, goûts. Votre univers deviendra plus riche et plus suggestif !

Je n’ai pas peur de couper

Si vous écrivez des nouvelles, vous pratiquez déjà l’économie de moyens. Dans la nouvelle, en effet, les digressions n’ont pas leur place. A mettre en pratique dans n’importe quel texte, en suivant le conseil de Stephen King : couper 10 % du premier jet. Ça décoiffe !

 

Répondre

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s