Publier des nouvelles

Hors des sentiers battus de l’édition classique, le dynamisme des revues et de l’édition indépendante fait vivre la nouvelle…

Dans un précédent article, j’avais donné quelques conseils aux auteurs de nouvelles qui cherchent à se faire publier : renoncer à convaincre un éditeur classique de vous éditer à moins d’être déjà un auteur de roman à succès, préférer la voie de l’édition indépendante et des revues, tenter les concours qui permettent de se faire un nom dans le petit monde de la nouvelle… A la date d’aujourd’hui, force est de constater que la situation n’a pas changé : en France, la nouvelle se vend peu. Du moins, pas auprès du grand public — vous savez, les lecteurs des 500 et quelques romans de la rentrée littéraire. Contrairement aux pays anglo-saxons ou sud-américains, la France préfère toujours le pavé au texte court. Alors, si vous persistez dans la voie du court, mieux vaut dès à présent renoncer aux flonflons, tête de gondole, prix littéraires et autres paillettes.

Les éditeurs indépendants : petits, mais exigeants

Revenons sur terre. Vous êtes un modeste auteur de nouvelles, vous avez un recueil ou quelques textes sous le coude et vous vous demandez qu’en faire. Certains choisissent la voie de l’autoédition : pourquoi pas, à condition de faire relire vos écrits par quelques lecteurs impartiaux et d’en vérifier l’orthographe (!). L’inconvénient de l’autoédition, c’est l’absence de regard extérieur pour le contenu comme pour la forme (maquette, typo, sans parler de l’orthographe). Si vous n’êtes pas sûr de vous, confiez la relecture à un lecteur extérieur sans quoi vous pourriez vous en mordre les doigts. D’autres préfèreront envoyer leur manuscrit à des éditeurs indépendants* : par exemple les éditions de L’Abat-Jour, Rue des Promenades, Lunatique, Anti-Data ou encore les éditions du Chemin de Fer qui associent dans chacun de leurs livres un artiste et un auteur… Ces éditeurs nommés « petits », bien qu’ils fassent le même travail que les « gros », mettent dans leur démarche autant de sérieux que leurs aînés ayant pignon sur rue, tout en faisant preuve d’une curiosité et d’une pugnacité à toute épreuve. De votre côté, avant de leur envoyer vos textes, pensez à consulter leur catalogue et à lire ce qu’ils publient pour vérifier que votre production s’inscrit dans leur ligne éditoriale. C’est aussi un bon moyen de les soutenir ! Vous pourrez découvrir leur production dans les salons entièrement consacrés à la nouvelle comme Place aux nouvelles, à Lauzerte ou les journées Littér’Halles à Décize.  Ou encore au salon L’Autre Livre qui se tient chaque année à Paris.

Les revues : dynamiques et pugnaces

Les revues littéraires, quant à elles, ont elles aussi bien souvent un comité de lecture et font un travail sérieux et exigeant. Certaines vous enverront même des retours argumentés si vos textes sont refusés : parmi les plus actives, Brèves, Rue Saint-Ambroise ou Décapage… Là aussi, avant d’envoyer un manuscrit, lisez ce qu’elles publient et, si leur contenu vous plaît, abonnez-vous ! N’oubliez pas les revues en ligne : ainsi L’Ampoule qui lit (et publie si affinités) les textes envoyés par mail. Pour découvrir les nombreuses revues papier existantes, rendez-vous au Salon de la Revue qui se tient chaque année à Paris, en novembre, à l’espace des Blancs-Manteaux.

* les éditions L’Ourse brune, que je viens de créer, lanceront en octobre-novembre un appel à textes pour leur prochaine publication : suivez le blog !

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