5 questions à se poser avant d’écrire une nouvelle

 

Vous avez plein d’idées pour écrire une nouvelle mais vous vous demandez par où commencer… Voici 5 questions à vous poser avant de vous lancer.

1- quelle est la situation de départ ? Qu’est-ce qui vient la perturber ?

Trouvez quel est l’incident qui va perturber le quotidien de vos personnages et les pousser à agir. Puis demandez-vous où commence le récit : avant  l’incident déclencheur ou après ? A moins qu’il ne commence avec lui ?  Que donnerait le récit si vous démarriez à un autre moment ?

2- qui raconte ?

Déterminez qui raconte l’histoire : le personnage principal ? Un témoin ? Un narrateur extérieur ? Le point de vue choisi est-il le meilleur  pour raconter cette histoire-là entre toutes ? Si vous en êtes persuadé, n’en changez surtout pas au cours du récit.

3 – qui sont les personnages ? Qu’est-ce qu’ils veulent ?

Les personnages dans la nouvelle sont moins nombreux et moins caractérisés que dans le roman (question de format). Ce qui ne veut pas dire qu’ils doivent être traités par dessous la jambe ! Cherchez ce qui est le plus caractéristique dans leur apparence et leur comportement et concentrez-vous sur leur enjeu : jusqu’où chacun est-il prêt à aller pour obtenir ce qu’il veut ? Quelles conséquences et quels rebondissements éventuels cela peut-il entraîner ?

4- évitez les temps morts

Une nouvelle doit pouvoir se lire d’un trait : une fois que vous aurez terminé le premier jet, relisez soigneusement pour vérifier qu’il n’y a pas de temps morts et de termes inutiles. Tel passage est-il nécessaire pour faire avancer l’action ? Tel mot est-il indispensable à la compréhension du texte ? Si la réponse est non, effacez-les sans états d’âme !

5- une chute, oui… mais laquelle ?

Vous avez choisi d’écrire une nouvelle à chute ? Pour que la chute produise un maximum d’effet sur le lecteur, elle doit être mise en place dès le départ : pour être crédible et convaincante, elle doit apparaître comme un prolongement logique et naturel de votre récit. En clair, évitez les chutes « téléphonées », les fins-clichés, les dénouements trop évidents ou trop décalés…

Vous aimez la nouvelle et souhaitez approfondir les techniques narratives propres à ce genre littéraire ? L’Atelier de la Nouvelle vous donne rendez-vous 2 fois par mois tout au long de l’année. Ou encore lisez Comment écrire une nouvelle paru chez Enviedécrire Editions.

Réussir sa chute

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Dans la nouvelle à chute, c’est seulement à la dernière phrase que le sens véritable de l’histoire se révèle. Mais comment trouver la meilleure chute, celle qui va scotcher le lecteur tout en restant cohérente avec le récit ?

Avec la nouvelle à chute, l’auteur veut avant tout raconter une histoire, mettre en place des péripéties qui aboutiront à un dénouement surprenant : la fameuse chute. Pour que celle-ci soit crédible et convaincante, elle ne doit pas arriver par hasard mais être amenée comme un prolongement logique et naturel de votre récit… tout en restant imprévisible, de manière à apporter un éclairage nouveau sur tout ce qui s’est déroulé auparavant.

La chute se prépare dès la première ligne

Si l’on en croit Edgar Poe, auteur génial mais aussi premier théoricien de la nouvelle, le meilleur moyen pour qu’une chute fonctionne c’est de composer tout son récit en fonction d’elle et de l’effet qu’on veut produire sur le lecteur.  Or, bien souvent, quand on démarre on ne sait pas toujours où l’on va ! Qu’à cela ne tienne, concentrez-vous sur les rebondissements. Dans un récit, il en existe deux sortes : le dévoilement et le coup de théâtre. Ce sont eux qui fournissent les meilleures chutes de nouvelles. Dans le dévoilement, le lecteur découvre une vérité essentielle sur le personnage principal : il n’est pas celui qu’on croyait. Cela implique que, dès le début, l’auteur doit créer une illusion à laquelle le lecteur se laisse prendre. Attention, il n’est pas question de mentir au lecteur, ce serait très mal vu ! Mais vous pouvez le faire par omission. Le coup de théâtre, quant à lui, est un retournement de situation : la parure de diamants était du toc (Maupassant, La Parure), le tueur est pris à son propre piège (D. Daeninckx, Loto stoppeur), le héros découvre que ce qu’il prenait pour un rêve est en fait la réalité (J. Cortazar, La nuit face au ciel)…

Relisez-vous, taillez, coupez

Il est rare qu’on réussisse sa chute du premier coup  ! Mais une nouvelle, vous le savez, ça se relit, ça se polit, ça se retaille comme un beau vêtement. Vérifiez que tous les fils du récit sont tirés pour aboutir en un seul et même point (la chute), au besoin apportez des informations manquantes ou… supprimez-en. Car, pour installer dès le départ une tension dans le récit et maintenir l’intérêt du lecteur, vous devez éliminer tout ce qui peut diluer cette tension : les descriptions trop longues, les explications (le lecteur n’a pas besoin qu’on lui mette les points sur les i), les adjectifs et adverbes inutiles… Il s’agit d’aller droit au but, sans que votre lecteur puisse deviner ce que vous mijotez avant d’y être arrivé. Alors, un conseil : si vous voulez que votre chute soit réussie, évitez à tout prix les fins-clichés, les dénouements attendus, les événements téléphonés… On ne vous le pardonnerait pas.

Vous aimez la nouvelle et souhaitez approfondir les techniques narratives propres à ce genre littéraire ? L’Atelier de la Nouvelle vous donne rendez-vous 2 fois par mois tout au long de l’année. Ou encore lisez Comment écrire une nouvelle paru chez Enviedécrire Editions.

 

L’autoédition, pourquoi pas ?

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Photo de Rene Asmussen sur Pexels.com

Ce n’est plus un scoop : publier soi-même ses propres écrits est devenu un jeu d’enfant (enfin presque). Retour sur expérience.

Depuis quelques mois, j’avais pour projet de rassembler les articles les plus lus de ce site en les actualisant pour en faire un guide pratique. Sans prétendre faire le tour de la question, j’ai eu envie de vous transmettre quelques réflexions issues de mon expérience en reprenant les différentes étapes du parcours.

Choisir son prestataire

Première étape : trouver le prestataire qui vous correspond. D’où l’importance de se poser les bonnes questions : est-ce que je veux vendre en direct sur mon site/blog ? Ce qui signifie avoir des ouvrages en stock (donc un investissement financier), réceptionner les commandes et faire les envois (investissement en temps et en énergie), encaisser les chèques et, pour faire les choses dans la légalité, déclarer son activité et régler les taxes et impôts afférents. Ou bien est-ce que je préfère déléguer la vente à un prestataire ? Lequel réceptionnera les commandes, fera les envois, encaissera les chèques et me règlera des droits d’auteur (parfois appelés « marge », « royalties » ou « revenus »).  Evidemment, ces services ont un coût. Et ne dispensent pas de déclarer les sommes perçues à qui de droit.

Penser à la diffusion

Autre question à se poser avant de choisir sa plate-forme d’autoédition : celle-ci propose-t-elle une diffusion auprès des FNAC et autres librairies en ligne ? Ou bien a-t-elle juste une boutique-vitrine que personne, sauf ceux que vous aurez prévenus, n’aura de raison de venir consulter ? A moins d’avoir déjà un super-réseau et quelques milliers de lecteurs prêts à vous suivre, cette deuxième option est aussi la dernière à envisager : misez plutôt sur une plateforme proposant une bonne diffusion en ligne, sachant que cela ne vous dispensera pas de communiquer de votre côté (en particulier sur les réseaux sociaux ), mais que cela augmentera vos chances d’être visible et donc de vendre. Je ne développerai pas le sujet ici et vous renverrai aux excellents articles du site Publier son livre qui font le point sur les stratégies de promotion à destination des auteurs autoédités. Enfin, critère incontournable dans le choix d’une plateforme d’autoédition : le coût. Certains prestataires proposent un accès gratuit, mais chaque opération que vous leur confierez (création de la couv’, relecture-correction, diffusion…) sera facturée en sus. Les plateformes qui proposent un forfait peuvent paraître plus chères de prime abord, mais au final choisir un forfait vous évitera de mauvaises surprises. Enfin, comparez d’une plateforme à l’autre quel pourcentage vous est promis sur les ventes. Et vérifiez jusqu’où et pour combien de temps vous vous engagez avant de signer les contrats proposés !

Vérifier la mise en page du texte

Deuxième étape : une fois choisi votre prestataire, vous allez donc envoyer votre manuscrit sur sa plateforme. La plupart acceptent un manuscrit au format Word qu’elles convertissent en Pdf prêt à imprimer. Pour ce faire, elles proposent des gabarits (il y en a de plusieurs sortes : format roman, format poche, format A5, etc). Il suffit alors de télécharger le gabarit qui vous intéresse et d’y insérer votre manuscrit. A priori, rien de plus simple. Pour avoir essayé différents prestataires, j’ai découvert qu’un même gabarit au format A5 ne donne pas toujours le même rendu : la mise en page peut être plus ou moins dense, et la table des matières peut en être affectée. J’ai même vu une plateforme rajouter des pages blanches avant ou après le texte (6 pages blanches avant la page de titre, ça fait quand même un drôle d’effet). Vérifiez donc soigneusement le Pdf imprimeur et soyez sûr·e que la mise en page vous convient !

Vérifier la couverture

Troisième étape : la couverture. Si vous connaissez Photoshop, vous pouvez créer votre propre couverture et l’importer. Il vous incombera alors d’introduire vous-même le code-barres et le numéro ISBN que le prestataire vous aura attribué (et parfois vendu). Vous avez aussi la possibilité d’utiliser l’un des modèles de couverture proposé par la plateforme : en général, vous pouvez le transformer à loisir… mais, selon les plateformes, le logiciel est plus ou moins facile à manier. Pensez en particulier à finaliser le texte de votre 4ème de couverture AVANT de l’insérer dans la maquette finale, sinon cela peut devenir un casse-tête et vous courez le risque d’être obligé·e de recommencer toute la procédure !

Commander un exemplaire-témoin

Quatrième étape : le BAT (en langage imprimeur : Bon A Tirer). Votre prestataire vous proposera de relire et vérifier votre maquette à l’écran avant d’imprimer votre ouvrage. Faites-le soigneusement, mais surtout n’hésitez pas à commander un exemplaire imprimé là aussi AVANT de lancer la publication proprement dite : vous saurez exactement ce que vos futurs lecteurs vont avoir entre les mains. J’ai eu ainsi la surprise de découvrir la couverture de mon guide passée au filtre rose chez un prestataire, chez un autre la photo était pixellisée… Dans les deux cas, rien à voir avec l’image à l’écran ! Une fois que vous aurez reçu votre exemplaire imprimé, examinez-le sous toutes les coutures. Relisez bien le texte : on voit mieux les erreurs sur papier qu’à l’écran, sans parler des répétitions et des fautes d’orthographe et ce, même si vous avez vérifié trois fois votre manuscrit. Si l’exemplaire imprimé vous convient, il ne vous restera plus qu’à lancer la publication.

Pour publier mon guide FACE À LA PAGE BLANCHE, je suis passée par la plateforme Monbeaulivre.com. Je recommande également à celles et ceux qui ont déjà un bon réseau et sont prêt·e·s à assumer la logistique des envois la plateforme CoolLibri, qui fait un remarquable travail d’impression à la demande, mais n’assure pas la diffusion. En outre, l’interface est très facile à utiliser. Enfin, vous trouverez sur le site Publiersonlivre.com de nombreux articles sur l’autoédition, en particulier un tableau comparatif des principales plateformes.

Comment optimiser votre écriture

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Au-delà du plaisir d’écrire, comment s’organiser dès qu’on a un projet d’écriture au long cours ? Comment faire avancer un manuscrit dans les meilleures conditions ?

Lorsqu’on écrit juste pour le plaisir, écrire tous les jours n’est pas obligatoire. Mais se lancer dans un projet au long cours réclame un minimum d’organisation et de rigueur.

Fixez-vous des objectifs d’écriture

 N’ayez pas les yeux plus gros que le ventre : si vous ne pouvez  dégager qu’une heure ou deux par semaine , écrire une trilogie n’est pas forcément une bonne idée. Fixez-vous des objectifs réalistes, sinon vous risquez de vous sentir écrasé·e par l’ampleur du projet et tenté·e d’abandonner (600 à 1 000 mots par jour, c’est déjà une bonne moyenne) !

Luttez contre la procrastination

Il n’y a pas que la télé ou les réseaux sociaux ! Faites le point sur le temps passé quotidiennement pour chaque activité en dehors de votre activité professionnelle et voyez comment gagner une demi-heure à consacrer à l’écriture. Et si vous craquez, sachez que, de tout temps, les écrivains (et non des moindres) ont inventé mille ruses pour retarder le moment de se mettre au travail !

Le remède ? Trouver un rituel pour déclencher l’écriture, de préférence quelque chose qui vous fait plaisir : vous ne pouvez écrire qu’au café, un casque sur les oreilles ? Dans votre tanière, avec votre thermos, votre chat et votre stylo préféré ? Au lit, en pyjama ? Ou encore après avoir fait trois fois le tour d’un stade en courant ? Pourquoi pas, si ça fonctionne pour vous…

Ecrivez comme on filme

Vous bloquez au 6ème chapitre de votre roman ? Pourquoi ne pas passer au suivant ? Ou encore écrire « votre » grande scène finale ? Personne ne vous oblige à raconter de manière linéaire. Faites comme les réalisateurs de cinéma qui tournent les scènes dans le désordre et réorganisent tout au montage. Vous aurez toujours le temps de revenir là où ça bloque. Et il y a de fortes chances pour que tout se dénoue dès que vous aurez recommencé à écrire.

Découvrez d’autres astuces pour débloquer l’écriture et écrire plus souvent dans Face à la page blanche, trucs et conseils d’écriture édité par Alice et les mots.

Six erreurs à ne pas faire quand on veut écrire

Vous avez l’idée, vous avez l’envie, 3 semaines de vacances et une tablette toute neuve… Avant de vous lancer tête baissée dans l’écriture, prenez le temps d’y penser ! Histoire d’éviter quelques erreurs… fatales.

 

Erreur n°1 : vous démarrez sur les chapeaux de roue

Certes, vous débordez d’idées, et vous ne doutez pas d’avoir terminé ce roman en trois mois. Mais au bout du 2ème chapitre, c’est le trou noir. Pour éviter ça, ne vous embarquez pas sans biscuits ! Préparez le terrain, prenez des notes, listez vos personnages, demandez-vous quelles sont leurs motivations, interrogez-vous sur les différents éléments de l’intrigue, choisissez un narrateur et un point de vue qui vous permettront d’écrire la meilleure histoire possible…

Erreur n°2 : vous avez les yeux plus gros que le ventre 

Si vous ne pouvez  dégager qu’une heure ou deux par semaine pour écrire, vous lancer dans une trilogie n’est pas une bonne idée. Vous risquez de vous sentir vite écrasé.e par l’ampleur du projet ! Pour éviter ça, fixez-vous des objectifs réalistes et adaptez votre projet au temps dont vous disposez.

Erreur n°3 : vous pensez avoir tout le temps pour l’écrire

Soyons clairs : ce manuscrit, personne ne l’attend. Vous pouvez donc être encore là dans dix ans, à vous dire que vous avez tout le temps d’écrire le roman que vous portez en vous… Pour éviter ça, fixez-vous des objectifs d’écriture — tant d’heures par semaine ou tant de mots par jour. Essayez différents moments de la journée et voyez ce qui convient le mieux à votre rythme d’écriture.

Erreur n°4 : vous pensez n’avoir pas le temps pour l’écrire

Vous avez un super-projet, mais… toute l’année votre agenda déborde, le petit dernier réclame son biberon, l’aînée vous tanne pour l’aider à réviser son contrôle d’histoire, il y a une fuite dans la salle de bains… Vous vous dites qu’il serait plus sage d’attendre l’été pour vous mettre à écrire, mais voilà : vous y êtes et c’est toujours aussi compliqué ! Pour éviter ça, prenez le taureau par les cornes et faites le point sur le temps passé quotidiennement pour chaque activité : il y a bien moyen de gagner ½ heure que vous pourrez consacrer à écrire, du moins si vous en avez vraiment envie.

Erreur n°5 : vous voudriez finir avant d’avoir commencé

Tout le monde voudrait pouvoir écrire un roman en un mois ! Dans la réalité, c’est un peu plus complexe et mettre la charrue avant les bœufs ne produit bien souvent qu’un écran de fumée. Pour éviter ça, donnez-vous un cadre, préparez un planning, fixez-vous des rendez-vous d’écriture… et surtout : écrivez !

Erreur n°6 : vous ne tenez pas compte du lecteur

Vous rêvez d’être publié ? Dans ce cas, vous devez prendre en compte le lecteur. Non pas pour lui plaire ou le flatter, mais pour lui faire ressentir des émotions. Oublier que quelqu’un va vous lire vous fait courir le risque d’être obscur.e ou de l’ennuyer. Pour éviter ça, mettez-vous à la place du lecteur et demandez-vous si vous lui donnez suffisamment d’informations pour qu’il comprenne ce que vous racontez (ce qui ne veut pas dire tout expliquer).

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Pourquoi suivre un atelier par mail

Vous aimeriez vous inscrire à un atelier d’écriture. Mais vous habitez trop loin, vous bataillez avec votre emploi du temps, vous n’aimez pas écrire à heure fixe… Et si vous essayiez l’atelier par mail ?

Un atelier d’écriture par mail, oui, vous en avez entendu parler… Mais vous hésitez encore. D’abord, comment ça marche ? Qui va vous lire et vous répondre ? Serez-vous seul.e à envoyer des textes ? Et puis, qu’est-ce qui vous prouve que ça vous conviendra ?

L’atelier par mail vous conviendra si…

Ecrire à une table vous ennuie. Votre lieu d’écriture, à vous, c’est l’arbre au fond du jardin ou le café du coin… ou dans votre lit, le soir, confortablement calé.e par deux oreillers…

Vous préférez choisir le lieu et le moment. Par exemple, entre trois et quatre heures du matin, dans la cuisine, pour tromper l’insomnie. Ou à l’heure du déjeuner, quand tous les autres ont quitté le bureau et vous laissent (enfin) seul.e…

Vous aimez prendre votre temps, planter là papier et stylo pour aller marcher le long de la plage ou faire le tour du quartier à bicyclette. Cinq minutes ou deux heures, vous n’êtes pas trop fixé.e…

Vous ne pouvez pas écrire sans musique, boire du chocolat ou fumer une cigarette… et vous n’aimez pas déranger.

Vous vous relisez toujours à haute voix, en gueulant presque. Même si vous n’êtes pas Flaubert

Livrer votre texte comme ça, brut de pomme, vous angoisse et vous avez besoin de beaucoup réécrire

Vous n’aimez pas l’idée de lire vos textes devant un groupe sitôt la plume posée, ça vous bloque le plexus et vous crispe les mâchoires…

Pourtant, vous aimez écrire et vous aimeriez bien avoir un retour critique mais bienveillant sur vos textes.

Une semaine pour écrire, où et quand vous voulez

Un atelier par mail vous permet d’écrire où et quand vous voulez. Les consignes d’écriture vous guident et vous donnent l’impulsion pour démarrer, puis pour développer un texte et le remanier. Avec les ateliers Alice et les mots, vous avez une semaine pour produire un texte et les retours de l’animatrice — et du groupe dans le cadre d’un atelier en réseau — vous donnent des pistes pour améliorer vos écrits. A la fin de l’atelier, vous aurez écrit et fait lire plusieurs textes à une communauté de lecteurs dans la même situation que vous.

Le thème de l’été 2019

Chaque été, Alice et les mots vous propose un atelier par mail en réseau. Le principe est simple : vous envoyez votre texte à date fixe ; le même jour, vous recevez les textes des autres participants. La semaine suivante, vous recevez les retours des autres participant.e.s sur votre texte et envoyez les vôtres. Le même jour, l’animatrice vous envoie elle aussi ses retours et une nouvelle proposition d’écriture. Ainsi de suite jusqu’à fin août. Cette année, l’atelier aura pour thème le voyage.

Vous préférez une formule individuelle ?

Alice et les mots vous propose toute l’année un programme varié d’ateliers individuels par mail : de la remise en forme créative à l’écriture de nouvelles ou la préparation d’un roman, en passant par la création de personnages, l’écriture de dialogues ou la construction d’un récit enchâssé, découvrez ici leur fonctionnement et comment vous inscrire.

Ecrire une histoire qui fonctionne

 

Ecrire une histoire qui fonctionne réclame du savoir-faire autant que du talent. Elle doit donner envie au lecteur de tourner les pages, et cela ne s’improvise pas…

Qu’est-ce qu’une histoire qui fonctionne ? C’est d’abord une histoire créative, qui évite les personnages-clichés et les situations rebattues. C’est aussi une question de style, une écriture qui porte le récit et imprimera tout du long la marque de l’auteur, identifiable entre tous. C’est enfin une histoire efficace, qui poussera le lecteur à tourner les pages.

Une structure commune à toutes les histoires

Toutes les histoires qui fonctionnent, même très différentes les unes des autres, ont en commun une structure de base qui permet cette efficacité. Cette structure que l’on retrouve dans les romans classiques comme dans les contes de fées, les récits de fantasy ou les romans policiers comprend invariablement un thème, une intrigue, des personnages et un dénouement ( la chute dans la nouvelle classique).

Connaître les règles de base pour les détourner

C’est ainsi : pour que votre récit fonctionne, vous devez utiliser certaines techniques de base in-con-tour-nables. Rassurez-vous, une fois que vous les aurez intégrées vous serez libres de les utiliser comme il vous plaît… voire de les détourner et même d’en briser les règles ! Mais cela ne sera possible que si d’abord vous les connaissez bien.

Traiter un thème, ce n’est pas faire une démonstration

Le thème est tout bonnement le sujet de votre histoire, il répond à la question : « de quoi ça parle ? » (fréquemment posée dans les dîners en ville quand vous dites que vous écrivez un roman). Important : le traitement du thème que vous avez choisi ne doit pas paraître forcé et donner l’impression au lecteur que vous lui faites la leçon sous prétexte de lui raconter une histoire !

Intrigue = personnages + conflit

Votre intrigue doit contenir au moins un conflit, sinon plusieurs. Il existe différentes sortes de conflits et les conflits internes peuvent être aussi efficaces pour maintenir une tension narrative que les conflits avec le monde extérieur. Ainsi, un personnage tiraillé entre son ambition et le désir de rester honnête va être constamment soumis à des choix qui vont lui compliquer la vie. Idéal pour maintenir éveillée la curiosité du lecteur… Attention : les motivations des personnages doivent être crédibles.

Donnez à vos personnages un enjeu fort

Pour que vos personnages soient autre chose que des marionnettes, vous devez vous intéresser à leurs motivations profondes, ce qu’en matière de fiction on appelle l’enjeu des personnages (c’est à dire ce pour quoi ils sont prêts à tout perdre pour l’obtenir). Cet enjeu doit toujours être fort. Exemple : faire un gâteau au chocolat n’est pas un enjeu fort, mais il le deviendra si le personnage risque sa peau (il est prisonnier d’un psychopathe boulimique qui lui réclame tous les jours un gâteau différent).

Soignez le dénouement

Le dénouement, c’est la façon dont les conflits arrivent à un point culminant et comment ils se concluent. C’est là en général un moment délicat et le roman peut échouer tout près du but ! Si le lecteur est perdu, s’il ne sait pas quelle direction le conflit a pris, c’est que l’histoire ne fonctionne pas vraiment. Ce n’est pas grave, vous êtes prêt.e à la retravailler…

Comment démarrer ?

 

Dans votre tête, les idées se bousculent. C’est au moment de poser les mots sur la page que ça se complique. Par où commencer ?

Vous débordez d’idées, et vous ne doutez pas d’avoir terminé ce roman qui vous hante dans les six mois qui viennent. Malheureusement, au bout du 2ème chapitre c’est le trou noir. Ou encore, le soir dans votre lit vous vous racontez toute l’histoire mais, une fois devant l’ordinateur, rien ne vient… Pour éviter ça, ne vous embarquez pas sans biscuits !

Suivez vos personnages

Vous avez un carnet de notes, un cahier, un dossier dédié à votre projet sur l’ordi ? Listez vos personnages, du moins les principaux. Puis, demandez-vous quelles sont leurs motivations : qu’est-ce qui est important pour chacun d’eux ? Jusqu’où est-il prêt à aller pour l’obtenir ? Ecrivez une scène qui montrera plusieurs de vos personnages en action et les relations qu’ils ont les uns avec les autres… L’un d’eux vous paraît se détacher du lot ? Vous sentez qu’il a quelque chose à vous dire ? Suivez-le.

Faites une liste des scènes

« Un roman peut être envisagé comme une succession de scènes qui seront reliées entre elles par un lien de causalité » écrit Elizabeth George. Alors, pourquoi ne pas essayer de lister toutes les scènes qui vous viennent à l’esprit lorsque vous vous racontez l’histoire que vous voulez mettre sur le papier ? Bien sûr, après cela, il faudra… les écrire !

Trouvez une phrase

Dans Paris est une fête, Hemingway affirme : « Ce qu’il faut c’est écrire une seule phrase vraie. Ecris la phrase la plus vraie que tu connaisses ». C’est son credo en matière d’écriture : trouver « la » phrase puis  « continuer à partir de là. »

Paris est une fête démarre ainsi : « Et puis, il y avait la mauvaise saison. Elle pouvait faire son apparition du jour au lendemain, à la fin de l’automne. Il fallait alors fermer les fenêtres, la nuit, pour empêcher la pluie d’entrer, et le vent froid arrachait les feuilles des arbres, sur la place de la Contrescarpe (… ) ».

Et vous, quelle sera « votre » phrase ?

Vous avez un projet d’écriture en tête et ne savez pas par où commencer ? Alice et les mots vous propose Démarrer un roman, un atelier par courriel qui vous permettra de poser les bases de votre projet et vous fournira les outils techniques  pour aller plus loin…

Où faire publier ses nouvelles ?

Ce n’est pas un scoop : en France, les éditeurs rechignent à publier des nouvelles. Mais, en dehors de l’édition classique, le dynamisme des revues et de l’édition indépendante fait vivre la fiction brève…

Sauf cas exceptionnels, si vous n’avez pas déjà publié un roman à succès, vos chances  de convaincre un éditeur classique d’éditer vos nouvelles sont quasi-nulles.  Il vous dira qu’en France, les nouvelles ne se vendent pas. Que les seuls à en lire sont précisément… ceux qui en écrivent (pas faux). Mais alors, où et comment faire publier ses nouvelles ?

Les éditeurs indépendants : petits, mais exigeants

Certes, il y a l’auto-édition, désormais accessible à tous grâce à internet.  Mais aussi des éditeurs indépendants, dynamiques et amoureux des formes brèves : par exemple les éditions Atelier In-8  dont la collection « Porte à côté » vous réserve de belles surprises et de bons moments de lecture dans de très jolis livres, ce qui ne gâte rien. De leur côté, les éditions Anti-Data lancent chaque année un appel à textes sur un thème, donnant lieu à un recueil collectif, et publient par ailleurs de nouveaux auteurs. Les éditions du Chemin de Fer quant à elles font un travail tant sur le plan graphique que sur le plan littéraire, associant dans chacun de leur livre un artiste et un auteur… Ne négligez pas ces éditeurs qu’on nomme « petits », quoi qu’ils fassent le même travail que les « gros » : ils mettent  dans leur démarche autant de sérieux, de curiosité et de pugnacité (sinon plus ?) que leurs aînés ayant pignon sur rue… N’oubliez pas, avant de leur envoyer vos textes, de feuilleter leur catalogue et de lire ce qu’ils publient pour vérifier que votre production peut s’inscrire dans leur ligne éditoriale. Côté édition en ligne, Short Edition propose une plate-forme où publier ses textes et lance régulièrement des concours qui peuvent ouvrir la voie d’une publication papier (cet éditeur est le concepteur des distributeurs d’histoires courtes qu’on peut trouver dans les gares Sncf).

Les revues : dynamiques et pugnaces

Les revues littéraires, quant à elles, ont bien souvent aussi un comité de lecture et font un travail sérieux et exigeant. Certaines vous feront même des retours argumentés si vos textes sont refusés : parmi les plus actives, les revues Brèves  (publiée par L’Atelier du Gué), Rue Saint-Ambroise ou Décapage… Là aussi, avant d’envoyer un manuscrit, lisez ce qu’elles publient et, si leur contenu vous plaît, abonnez-vous ! Vous leur apporterez ainsi un soutien dont elles ont bien besoin. N’oubliez pas les revues en ligne comme Onuphrius ou L’Ampoule qui lisent (et publient si affinités) les textes envoyés par mail. Vous découvrirez bien d’autres revues au Salon de la Revue qui se tient chaque année à Paris, en novembre, à l’espace des Blancs-Manteaux. Enfin, certains salons sont entièrement consacrés à la nouvelle comme Place aux nouvelles, à Lauzerte ou les journées Littér’Halles à Décize.

Les concours : un bon entraînement

Nombreux sont les concours consacrés à la nouvelle : près de 200 en France ! A thème ou non, souvent dotés de prix, ils  vous donnent l’occasion d’exercer votre plume et, si votre nouvelle est retenue, de la voir publier dans un recueil collectif. Dans la région Centre, l’association Tu Connais La Nouvelle organise des rencontres avec des auteurs, des concours et des ateliers. Pour en savoir plus sur l’actualité des concours tous azimuts, suivez le magazine en ligne Nouvelle-Donne.net.

Vous aimez la nouvelle et souhaitez approfondir les techniques narratives propres à ce genre littéraire ? Alice et les mots propose des ateliers sur la nouvelle à Paris et en ligne. Vous pouvez aussi lire Comment écrire une nouvelle de Martine Paulais aux éditions Enviedécrire.

Tenez compte du lecteur !

Lorsque vous donnez votre manuscrit à lire autour de vous, vous rencontrez des regards fuyants ou des excuses du genre « je l’ai lu très vite, je ne peux pas te dire… » En clair : vos lecteurs n’osent pas vous avouer qu’ils ont calé dès les premières lignes. Comment y remédier ?

 

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Photo by Tim Gouw on Pexels.com

Difficile, quand on se relit soi-même, d’avoir le recul suffisant pour apprécier ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Par exemple, en tant qu’auteur vous connaissez par cœur les tenants et aboutissants de votre roman et, de votre point de vue, tout est clair : les informations indispensables sont bien là, sur la page. Mais qu’en est-il du point de vue du lecteur ? Mettez-vous à sa place et vérifiez s’il  a bien tous les éléments pour comprendre ce que vous lui racontez.

Savoir doser les informations

Peut-être, en voulant retravailler votre texte, avez-vous fait un copié-collé quelque part et, en le reportant, coupé un précieux morceau de texte ? Ou est-ce qu’en réécrivant entièrement le début vous n’avez pas supprimé des informations importantes pour la compréhension de l’histoire ? A l’inverse, on a parfois tendance à vouloir à toute force mettre les points sur les i, ajoutant des explications dont le lecteur n’avait pas besoin (ne le prenez pas pour un abruti !). Ou encore en lui racontant dès le premier chapitre toute la vie de votre personnage, vous le noyez sous une masse d’informations dont il n’a que faire. Ce qu’il veut, le lecteur, c’est d’abord savoir qui est qui et ce qui lui arrive. Ses amis, ses amours et le reste, il les découvrira au fil du récit… c’est plus digeste !

Identifier les motivations des personnages

Si vous ne savez pas pourquoi vos personnages agissent comme ils le font, comment le lecteur pourrait-il le deviner ? Avant de vous lancer dans l’écriture, demandez-vous ce qui les pousse à faire ceci ou cela, parfois au prix de leur vie. La plupart du temps, c’est pour combler un manque (d’attention, d’amour, d’argent…) Ou pour fuir une peur secrète qui va les pousser à éviter toute situation qui les angoisse. Et, bien sûr, c’est dans ce genre de situation que vous allez les plonger, c’est tellement plus excitant ! Vous n’êtes pas obligé de leur fixer des motivations élevées : Untel peut vouloir gagner la course à l’échalote pour remporter son poids en chocolat. L’essentiel est que sa motivation soit claire pour vous, auteur, car cela se sentira dans ce que vous écrirez.

Donner du rythme

Vous abusez des phrases longues et des digressions, et le lecteur perd le fil ? Ou, au contraire, vous alignez les phrases courtes, souvent non verbales, et votre style paraît haché ? Alterner phrases courtes et phrases longues apporte du rythme à un texte et évite la monotonie.  A l’échelle du récit, insérer un flash back ralentit le tempo, une ellipse  permet de l’accélérer.  Le tout est de trouver le bon dosage.

Savoir prendre du recul

Tout ça, c’est bien beau… mais vous avez tellement retravaillé votre texte que vous n’arrivez plus à prendre du recul. Quelques trucs pour vous y aider : si vous n’avez encore travaillé qu’à l’écran, imprimez votre texte. Si vous êtes habitué.e à le lire dans votre tête,  relisez-le à voix haute. Essayez aussi de changer la grosseur des caractères, la police… N’hésitez pas à bousculer vos habitudes : vous verrez alors votre prose d’un œil neuf. Enfin, ne craignez pas de faire plusieurs lectures : la première pour avoir une vision globale (celle du lecteur quand il découvre le récit), la deuxième pour les questions de style et de ponctuation, la dernière pour l’orthographe.

Et si, après avoir vérifié tous les points ci-dessus, vous n’obtenez de vos relecteurs qu’un grognement distrait, demandez-vous si vous savez bien les choisir : vos proches ne sont pas forcément les plus indiqués !

Vous avez besoin d’un œil extérieur sur vos textes ? Alice et les mots vous propose une relecture de votre manuscrit.