Cinq questions à se poser avant d’écrire une nouvelle

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Vous avez plein d’idées pour écrire une nouvelle mais vous vous demandez par où commencer, comment continuer… et comment finir ! Posez-vous ces questions avant de vous lancer.

Quelle est la situation de départ ? Qu’est-ce qui vient la perturber ?

Trouvez quel est l’incident qui va perturber le quotidien de vos personnages et les pousser à agir. Puis demandez-vous où commence le récit : avant  l’incident déclencheur ou après ? A moins qu’il ne commence avec lui ?  Que donnerait le récit si vous démarriez à un autre moment ?

Qui raconte ?

Déterminez qui raconte l’histoire : le personnage principal ? Un témoin ? Un narrateur extérieur ? Le point de vue choisi est-il le meilleur  pour raconter cette histoire-là entre toutes ? Si vous en êtes persuadé, n’en changez surtout pas au cours du récit.

Qui sont les personnages ? Qu’est-ce qu’ils veulent ?

Les personnages dans la nouvelle sont moins nombreux et moins caractérisés que dans le roman (question de format). Ce qui ne veut pas dire pour autant qu’ils doivent être traités par dessous la jambe ! Cherchez ce qui est significatif dans leur apparence et leur comportement et concentrez-vous sur leur enjeu : jusqu’où chacun est-il prêt à aller pour obtenir ce qu’il veut? Quelles actions cela peut-il entraîner ? Quels rebondissements éventuels ?

Comment se termine la nouvelle ?

Vous avez choisi d’écrire une nouvelle à chute ? Pour que la chute produise un maximum d’effet sur le lecteur, elle doit être mise en place dès le départ : pour être crédible et convaincante, elle doit apparaître comme un prolongement logique et naturel de votre récit. En clair, évitez les chutes « téléphonées », les fins-clichés, les dénouements trop évidents ou trop décalés…

Chaque mot est-il indispensable ?

Une nouvelle doit pouvoir se lire d’un trait : une fois que vous aurez terminé le premier jet de votre nouvelle, relisez soigneusement pour vérifier s’il n’y a pas de temps morts et de termes inutiles. Tel passage est-il nécessaire pour faire avancer l’action ? Tel mot est-il indispensable à la compréhension du texte ? Si la réponse est non, effacez-le sans états d’âme !

En mars prochain, Alice et les mots vous propose deux week-ends consacrés à l’écriture d’une nouvelle. Chaque séance se déroulera sous forme d’atelier individuel par courriel. Inscriptions, renseignements : contact{arobase}alicetlesmots.fr

 

Comment écrire une nouvelle

On croit souvent, à tort, qu’il suffit de « faire court » pour écrire une nouvelle. Or, tout texte court n’est pas nécessairement une nouvelle. Une fable, un poème, un billet d’humeur sont des textes courts. Ce ne sont pourtant pas des nouvelles. Alors, qu’est-ce qui caractérise une nouvelle ?

écrire une nouvelleLe format : une nouvelle est, certes, plus courte qu’un  roman mais ce n’est pas sa seule caractéristique. L’action se déroule sur un temps limité et l’univers présenté est extrêmement concentré. Au contraire du roman la nouvelle est centrée sur une situation et une seule, et présente un petit nombre de personnages.

La densité de l’écriture, l’économie de moyens : dans la nouvelle, pas un mot de trop, les digressions n’ont pas leur place. L’écriture est très travaillée en vue d’obtenir un effet (qu’il soit comique, horrifique, à suspense, etc).

La construction : c’est là que tout se complique ! Le principe même de la nouvelle implique que, dès les premières lignes, tout soit mis en œuvre pour aller droit au but… c’est à dire vers une chute forcément surprenante, voire déstabilisante pour le lecteur. C’est pourquoi on appelle ce type de nouvelle « la nouvelle à chute » : c’est la forme de nouvelle la plus ancienne, celle qu’on retrouve chez les classiques comme chez les contemporains. Cette nouvelle-là raconte une histoire, et (sauf annonce du contraire) c’est ce qu’attendent les jurés d’un concours. A ne pas confondre avec la nouvelle d’atmosphère, axée sur l’ambiance et l’intériorité d’un personnage, et qui relève de la tranche de vie plus que d’un scénario avec un début et une fin.

Enfin, c’est une fiction. Même inspirée d’un fait réel, elle ne rapporte jamais un événement comme le ferait un reportage. Un novelliste reconstruit toujours l’histoire à sa façon.

Alice et les mots vous propose régulièrement des ateliers sur la nouvelle. Pour en savoir plus, cliquez ICI.

Tiroir d’écriture n°3

Tout l’été, Alice et les mots vous propose d’ouvrir quelques tiroirs contenant une ou plusieurs propositions d’écriture. Si vous êtes parmi les cinq premiers à envoyer votre texte*, vous recevrez un retour par mail dans la semaine suivant votre envoi. 

Voici notre TIROIR n° 3 : le point de vue du gâteauatelier écriture

C’est une proposition d’écriture gourmande, mais pas seulement… car elle fait travailler aussi la question du point de vue. Explication : dans les textes autobiographiques, le narrateur est toujours l’auteur, il donne son point de vue à lui, c’est bien clair et c’est tout. Dans la fiction, le narrateur est distinct de l’auteur ; l’auteur, n’est-ce pas, c’est la personne assise à sa table de travail et qui écrit, le narrateur c’est la voix qui raconte l’histoire, même si cette voix dit « je ».

Revenons-en à la proposition d’aujourd’hui : vous allez choisir un plat ou un aliment, celui que vous voulez, et vous allez écrire un texte où ce plat ou cet aliment racontera sa vie (brève certes, mais passionnante) de sa confection à son engloutissement. L’idée est de personnifier l’objet au maximum, de lui donner des traits de caractère et un langage bien à lui. Tout en respectant les limites imposées par le thème : il dira « je », mais ce n’est pas vous qui parlez, c’est le plat ou l’aliment qui s’exprime. Rrrrrah ! et en plus ça donne faim.

* Comme les fois précédentes, si vous êtes parmi les cinq premiers à envoyer votre texte, vous recevrez un retour détaillé la semaine suivante (mail : boitealice (arobase) gmail.com)

Avec ce dernier « tiroir » s’achèvent les propositions d’écriture de l’été… Pour écrire encore, rendez-vous en atelier : c’est toute l’année et le programme est ici !

 

C’est la rentrée !…

Vous aimez écrire ?
Vous avez envie d’échanger autour de l’écriture et d’avoir un « retour » sur vos textes, de partager vos enthousiasmes, mais aussi vos doutes ou vos découragements ?
C’est le moment de vous inscrire à un atelier d’écriture. Que vous ayez déjà une pratique des ateliers ou soyez totalement débutant, disponible en soirée, en journée ou en week-end, vous trouverez le stage qui vous convient dans le programme de rentrée d’Alice et les mots.
 
Début des ateliers : 1ère semaine de septembre.

Appel à textes

La Cause des Livres attend vos textes de fiction et d’autofiction autour de la politique et du pouvoir…

La Cause des Livres, éditeur de littérature autobiographique et de sciences humaines, va publier début 2012 un recueil composé de textes courts écrits autour de la politique : l’envie de pouvoir, les alliances, les discours, la séduction, les rivalités, etc. (par exemple, une histoire d’enfants qui auraient des parents qui voudraient tous les 2 devenir présidents de la République…). Il attend vos textes de 100 000 signes (pas de minimum) pour le 20 octobre 2011 au plus tard.

Le comité de lecture se réunira début novembre 2011 et les textes retenus seront publiés début 2012 aux Editions La Cause des Livres.

Attention : n’envoyez ni pamphlet, ni thèse de sciences politiques. Le choix des textes se fera autour d’un scénario, de la psychologie des personnages et de l’écriture.

Titre général du recueil : Ils se sont tant aimés.

Plus d’infos sur : http://www.lacausedeslivres.com/