8 bonnes raisons de suivre un atelier par mail

 

Suivre un atelier d’écriture, vous aimeriez beaucoup. Mais c’est compliqué pour tout un tas de raisons…

Raison n°1 : votre emploi du temps ou votre situation géographique ne vous permet pas de suivre un atelier régulier. Et pourtant, ce n’est pas l’envie qui manque…

Raison n°2 : vous n’aimez pas écrire à heure fixe, vous préférez choisir le lieu et le moment. Par exemple entre trois et quatre heures du matin, dans la cuisine, pour tromper l’insomnie. Ou à l’heure du déjeuner, quand tous les autres ont quitté le bureau et vous laissent (enfin) seul…

Raison n°3 : écrire à une table vous ennuie ! Votre lieu d’écriture, à vous, c’est l’arbre au fond du jardin ou le café du coin…

Raison n°4 : vous aimez prendre votre temps, planter là papier et stylo pour aller marcher le long de la plage ou faire le tour du quartier à bicyclette. Cinq minutes ou deux heures, vous n’êtes pas trop fixé…

Raison n°5 : vous ne pouvez pas écrire sans musique, boire du chocolat ou fumer une cigarette… et vous n’aimez pas déranger.

Raison n°6 : vous vous relisez toujours à haute voix, en gueulant presque. Même si vous n’êtes pas Flaubert…

Raison n°7 : arrivé au bout de la 63ème version de votre texte, vous avez besoin de tout réécrire (bon d’accord, peut-être pas la 63ème, mais…)

Raison n°8 : la lecture de vos textes devant un groupe sitôt la plume posée, ça vous bloque le plexus et vous contracte les mâchoires…

Les ateliers par mail vous permettent d’écrire où et quand vous voulez, les échanges se font uniquement avec l’animatrice et vous avez une semaine pour produire un texte. N’attendez pas la rentrée ! Alice et les mots vous propose toute l’année des ateliers par mail : découvrez ici leur fonctionnement et comment vous inscrire.

 

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atelier écriture

En ce début d’année riche en bonnes résolutions, il n’est pas inutile de relire ce texte de Joyce Carol Oates*… à méditer !

« La raison pour laquelle certaines personnes semblent consacrer leur existence à interpréter ce qu’elles vivent en termes de structure et de langage doit rester mystérieuse. Ce n’est pas une solution de remplacement à la vie, encore moins une évasion, c’est la vie : mais revêtue d’une luminosité particulière, comme si, tout ensemble, on habitait et n’habitait pas le temps présent (…) Pourquoi donc ce besoin instinctif d’interpréter ; de donner à des pensées vacillantes et fugitives la permanence relative du langage ; de consacrer des dizaines d’années d’un labeur obsessionnel au service d’un idéal « transcendantal » insaisissable qui, de toute façon, sera sûrement mal compris ou à peine apprécié ? En supposant que tout art est métaphore, ou métaphorique, quel est véritablement le motif de la métaphore ? Y a-t-il un motif ? Y a-t-il, en fait, métaphore ? Peut-on dire quoi que ce soit de définitif, avec une parfaite assurance, sur une œuvre d’art, quelle qu’elle soit ? Expliquer pourquoi elle déclenche chez certains une réaction profonde, irrésistible, alors que d’autres y restent totalement indifférents ? (…) Le succès est lointain et illusoire, l’échec un compagnon fidèle, un stimulant pour imaginer que le prochain livre sera meilleur, car, sinon, pourquoi écrire ? »

Et vous, pourquoi écrivez-vous ? Comment ressentez-vous le succès et l’échec ? Qu’est-ce qui vous stimule en tant qu’écrivain ? Avez-vous besoin de croire que « le prochain livre sera meilleur » ?

* extrait de La foi d’un écrivain, éditions Philippe Rey (2004)

Comment ne pas écrire

humpty dumptyDernièrement, j’ai distribué aux participants d’un atelier planchant sur un projet personnel d’écriture un document intitulé « Mes motivations ». Un pseudo-questionnaire au second degré pour les pousser à explorer toutes les fausses bonnes excuses qu’on s’invente (vous, moi, eux…) pour ne pas se mettre illico à écrire l’histoire qui nous tient à cœur.

Je n’ai pas ramassé les copies (vous me prenez pour qui ?). Mais j’espère que la lecture de ce petit document leur aura permis de faire le point sur leurs motivations à écrire, les vraies, celles qui poussent à passer par-dessus l’urgence absolue  de :

– tout lâcher pour se lancer dans un shopping d’enfer

– cuisiner un repas complet pour quinze personnes

– faire la poussière de fond en comble

– remplir le lave-vaisselle

– sortir s’en griller une

– vérifier la plomberie comme « on » vous le réclame depuis des mois

– sortir du placard la machine à pain qu’on a reçue à Noël et dont on ne s’est encore jamais servi… et préparer une fournée complète

– repeindre la cuisine du sol au plafond

– vider le lave-vaisselle

– passer ce coup de fil tellement urgent qu’il ne peut plus attendre

– sortir s’en griller une

– laver la voiture

– aller promener Pompon

– surfer sur le Net

– prendre un pot avec les copines/copains

– sortir s’en griller une

– réparer le lave-vaisselle

– répondre au téléphone

– descendre acheter des cigarettes au tabac du coin

… Vous n’y croyez pas ? Alors, c’est que vous avez terminé d’écrire votre roman ? Qu’attendez-vous pour en commencer un autre ?

Trouver le temps d’écrire

« J’ai trop de choses à faire pour écrire aujourd’hui »…« J’écrirai ce soir… ou demain »… « Je n’arrive pas à trouver le temps de terminer mon roman… »

Des milliers d’écrivains partagent la même lamentation. Et ils ont raison — il y a beaucoup à faire dans la vie. Nous n’avons jamais assez de temps pour tout. Mais si vous désirez véritablement réussir dans l’écriture, vous trouverez le temps.

Un de mes proches amis travaille sur le même roman depuis treize ans. Je crois qu’il ne le finira jamais. Il est bien trop occupé.

Trouver du temps pour écrire pose un problème majeur à tant d’écrivains — aussi bien les amateurs que les pros — que j’ai pensé qu’il fallait explorer davantage la question.

En tant que membre de nombreux cercles d’écriture, j’entends tant de personnes déclarer « Je n’ai pas assez de temps pour écrire ». Ce que je crois, c’est que certaines d’entre elles veulent plutôt dire « Je n’ai pas de moment assez long qui me permette de m’asseoir et de tout laisser sortir d’un seul coup ».

Il fut un temps où ceci était aussi un obstacle pour moi. Je travaillais quinze heures par jour, revenais à la maison pour vérifier mes emails et mettre à jour le site Fiction Factor, et tous les aspects de la vie familiale étaient à ma charge. Ma vie ne m’accordait presque aucun instant pour faire ce que j’aimais le plus – écrire !

J’ai fini par me rendre compte que je n’avais pas besoin d’un jour entier de liberté ou d’une semaine complète simplement pour extraire ces idées de ma tête et les coucher sur papier (ou les taper sur ordinateur, selon le cas). Un moment de libre pendant ma pause-déjeuner était tout ce dont j’avais besoin pour écrire une formidable scène de combat. Parler dans un dictaphone en rentrant du travail me faisait gagner un temps précieux pour terminer une nouvelle. Me lever une heure plus tôt pendant une semaine (Oooh, comme je pouvais détester cela !), me permettait de délivrer mon personnage d’une situation délicate. Un « non » poli à une invitation à dîner me donnait du temps pour réviser la version finale d’un roman.

Nous disposons tous de tant de moments perdus pendant la journée, dont nous pourrions tirer un meilleur parti en les consacrant à l’écriture. Malheureusement, ceux d’entre nous qui les utilisent correctement sont peu nombreux. La télévision, Internet, les emails, les amis et la famille, le travail, les corvées, les activités sociales… tant de choses qui nous poussent à mettre notre Muse de côté et nous éloignent de cette corvée qu’est l’écriture (…)

La distraction est l’ennemi le plus nuisible à la créativité. La sonnerie d’un téléphone peut amener une Muse à se cacher durant des heures. Un programme de travail chargé peut tuer la créativité. L’attrait de la télévision peut pousser n’importe quel écrivain à paresser sur le sofa pendant des heures. Des enfants qui crient peuvent taper sur les nerfs les plus tolérants (…)

Quand vous écrivez, efforcez-vous de barrer la route aux distractions. Décrochez le téléphone. Fermez votre logiciel de messagerie. Écrivez quand le monde autour de vous est le moins enclin à vous déranger. Si cela vous est impossible, alors choisissez un endroit où la distraction n’a pas sa place. Une bibliothèque est l’endroit parfait pour cela. Un parc ou une réserve tranquille peuvent inspirer de merveilleux scénarii… »

Ce texte est extrait de l’article Combattre la procrastination – Libérer du temps pour écrire, écrit par Lee Masterson pour le site Derniermot.net

Vous y trouverez une foule de conseils et les astuces d’écrivains chevronnés pour combattre leur pire ennemi face à la page blanche : eux-mêmes !

Certaines personnes fréquentent les ateliers d’écriture parce que c’est le seul moyen pour elles de trouver le temps d’écrire.

Et vous, comment faites-vous  ?

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