8 bonnes raisons de suivre un atelier par mail

 

Suivre un atelier d’écriture, vous aimeriez beaucoup. Mais c’est compliqué pour tout un tas de raisons…

Raison n°1 : votre emploi du temps ou votre situation géographique ne vous permet pas de suivre un atelier régulier. Et pourtant, ce n’est pas l’envie qui manque…

Raison n°2 : vous n’aimez pas écrire à heure fixe, vous préférez choisir le lieu et le moment. Par exemple entre trois et quatre heures du matin, dans la cuisine, pour tromper l’insomnie. Ou à l’heure du déjeuner, quand tous les autres ont quitté le bureau et vous laissent (enfin) seul…

Raison n°3 : écrire à une table vous ennuie ! Votre lieu d’écriture, à vous, c’est l’arbre au fond du jardin ou le café du coin…

Raison n°4 : vous aimez prendre votre temps, planter là papier et stylo pour aller marcher le long de la plage ou faire le tour du quartier à bicyclette. Cinq minutes ou deux heures, vous n’êtes pas trop fixé…

Raison n°5 : vous ne pouvez pas écrire sans musique, boire du chocolat ou fumer une cigarette… et vous n’aimez pas déranger.

Raison n°6 : vous vous relisez toujours à haute voix, en gueulant presque. Même si vous n’êtes pas Flaubert…

Raison n°7 : arrivé au bout de la 63ème version de votre texte, vous avez besoin de tout réécrire (bon d’accord, peut-être pas la 63ème, mais…)

Raison n°8 : la lecture de vos textes devant un groupe sitôt la plume posée, ça vous bloque le plexus et vous contracte les mâchoires…

Les ateliers par mail vous permettent d’écrire où et quand vous voulez, les échanges se font uniquement avec l’animatrice et vous avez une semaine pour produire un texte. N’attendez pas la rentrée ! Alice et les mots vous propose toute l’année des ateliers par mail : découvrez ici leur fonctionnement et comment vous inscrire.

 

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Améliorer son style

 

Vous savez qu’il vaut mieux éviter les répétitions, faire la chasse aux clichés, préférer la voix active et surveiller l’usage des adjectifs… mais avez-vous essayé d’améliorer votre style en appliquant ces trois principes ?

Faire simple

Cherchez toujours à exprimer les choses simplement : quand vous vous relisez, voyez si vous pouvez utiliser moins de mots pour dire la même chose. Faites des phrases simples. Taillez dans le gras ! Par exemple, au lieu d’écrire : Il avait tellement soif qu’il décida d’aller s’asseoir en terrasse et commander un demi de bière bien fraîche. Vous écrirez : Il avait tellement soif qu’il décida d’aller prendre une bière en terrasse.

Chercher la fluidité

On dit qu’une écriture est fluide quand le texte semble couler sans rencontrer d’obstacles. Pour ce faire, évitez les phrases à tiroirs, les circonvolutions… Evitez aussi de donner trop d’informations dans la même phrase et tout ce qui oblige le lecteur à revenir en arrière pour bien comprendre ce qu’il vient de lire. Un bon moyen de vérifier la fluidité d’un texte : relisez-le à voix haute. Si vous butez sur les phrases, si certains mots paraissent décalés ou difficiles à comprendre, si vous devez vous y reprendre à plusieurs fois, c’est signe que votre texte manque de fluidité.

Donner à voir

Si vous lisez La pièce avait été vandalisée, ça ne vous évoque pas grand-chose. Par contre,  le passage suivant sera beaucoup plus suggestif : Une table basse était renversée, une lampe de table à terre, son abat-jour de soie jaune tordu et déchiré. Tout était sens dessus dessous, comme si un troupeau d’éléphants avait traversé la pièce. Des éléphants vraiment maladroits. (Kate Atkinson, Les choses s’arrangent mais ça ne va pas mieux). Tant il est toujours préférable de montrer les choses, pour que le lecteur visualise la scène.

Créer un personnage

« De tous les éléments composant un roman, le personnage est vraisemblablement, et de loin, le plus important » écrit David Lodge dans L’Art de la fiction. « Les personnages font l’histoire » affirme de son côté Elisabeth George dans Mes secrets d’écrivain. Mais qu’est-ce que le lecteur attend d’un personnage ? Qu’est-ce qui le rend mémorable et comment faire pour créer à notre tour des personnages dont chacun se souviendra longtemps ?

Même quand ils sont porteurs d’une histoire proche de la nôtre, même quand ils ressemblent à de « vraies gens », les personnages de fiction sont différents de nous car ils font l’expérience d’un temps autre : le temps de la fiction. Et c’est ce qui en fait la magie. Par eux, nous accédons à une autre dimension, nous pouvons passer d’un jour à l’autre par la grâce d’un point-virgule ou franchir des années-lumière en changeant de chapitre, revivre des moments à jamais envolés, bondir en avant de plusieurs siècles… ou vivre simultanément plusieurs vies. Mais toute magie a ses codes et, au moment de créer un personnage, l’auteur cherchera la meilleure manière de provoquer l’empathie du lecteur. Pour que même le personnage le plus abject retienne son attention  jusqu’à la fin de l’histoire…

Six façons de créer un personnage

Pour présenter leurs personnages, les romanciers classiques usaient d’une description physique accompagnée d’une biographie succincte. Les modernes quant à eux préfèrent les présenter à travers leurs paroles et leurs actions. Aux Etats-Unis, certaines écoles de creative writing conseillent carrément aux apprentis auteurs… de fouiller les poubelles de leurs personnages ! Leur contenu serait révélateur de leur personnalité. Ou d’utiliser le questionnaire de Proust et d’imaginer ce que leurs personnages répondraient. Les auteurs américains ne craignent pas de puiser dans les archétypes (entre autres, parmi les figures de la tragédie antique… oui, les mêmes qui vous ont tant barbé pendant vos années de lycée). Et pourquoi ne pas jouer avec les stéréotypes, en les détournant pour y introduire un élément inattendu et décalé ? Les auteurs de polar en particulier ont su créer quelques beaux personnages de flics poètes ou « pelleteurs de nuages » (ainsi Fred Vargas désigne-t-elle son héros, le commissaire Adamsberg)… quand ils ne sont pas atteints d’Alzheimer ou porteurs de quelque lourd passé (Wallander, le héros de H. Mankell, perd des pans de mémoire dans sa dernière enquête ; de son côté, le détective privé Selb, héros de B. Schlink et W. Popp, est un ancien juge nazi). Les scénaristes, quant à eux, ne sauraient travailler sans la « bible » qui présente chaque personnage en détail, sa manière de s’exprimer, de marcher, de s’habiller, ses manies et ses phobies, son passé et ses relations avec les autres personnages…

Faites-le parler

Les mots que nous employons révèlent notre caractère comme notre milieu. C’est pareil pour vos personnages, mais attention : ils ne doivent pas parler comme vous, ni comme les autres personnages. La personnalité de chacun doit transparaître à travers ses réflexions autant qu’à travers ses gestes, dans le langage qu’il emploie mais aussi dans le ton, la façon de relier les phrases entre elles, les idiosyncrasies, les mots d’argot, etc. Soignez vos dialogues : c’est un outil précieux pour caractériser vos personnages et un bon moyen de dynamiser un récit.

Le stage du 26 février vous propose une journée complète sur les différentes manières de créer un personnage. Renseignements, inscriptions : contact@alicetlesmots.fr

*L’Art de la fiction est publié aux Editions Rivages, Mes secrets d’écrivain aux Presses de la Cité

Réveillez votre créativité en 5 étapes

Vous manquez d’idées ? Vous avez l’impression que tout ce que vous produisez a déjà été dit, écrit, pensé ?… La feuille blanche vous donne le tournis ? C’est le moment de déclencher le plan B.

Bonne nouvelle : tout le monde nait avec un potentiel créatif. Mauvaise nouvelle : il s’érode avec le temps… surtout quand il est peu sollicité. Hélas, on a souvent tendance à se satisfaire de la première idée venue. L’esprit, comme le corps, aime son petit confort… et le confort va rarement de pair avec l’ébullition créative ! Alors, quand Woody Allen affirme « entre la première et la deuxième voie, je choisis toujours la troisième », on prend ça comme une boutade. Qui résume pourtant bien ce qu’est la créativité : chercher à quitter les sentiers battus. A vos marques…

Etape numéro 1 : changez de stylo

Pour relancer votre créativité, apprenez à sortir de votre routine. Vous écrivez uniquement au clavier ? Achetez un carnet, un cahier, écrivez sur des feuilles volantes, des post-it, des tickets de métro (eh oui : le format peut aussi générer des textes surprenants tout simplement parce que la contrainte, paradoxalement, est créative*). A l’inverse, si vous êtes plutôt adepte du « premier jet » sur papier, écrivez cette fois-ci directement à l’ordinateur.

Etape numéro 2 : changez de décor

Vous ne pouvez écrire qu’à votre table de cuisine, ou dans le bureau que vous avez aménagé à cet effet ? Allez vous installer au café, à la bibliothèque ou dans un atelier d’écriture. A l’inverse, si vous n’écrivez jamais que dans les lieux publics, rentrez chez vous et installez-vous à la cuisine pour faire votre page d’écriture.

Etape numéro 3 : changez de regard

Vous avez l’habitude d’écrire à la première personne ? Essayez la troisième personne et adoptez, pour changer, le point de vue du conteur (profitez-en pour relire tous les contes de Grimm). Ou, au contraire, inventez un « je » qui ne soit pas vous, mais un narrateur auquel vous inventerez un passé, un présent et des perspectives inattendues. Ecrivez la partition d’un homme si vous êtes une femme et inversement. Mettez-vous dans la peau d’un enfant de moins de dix ans et racontez le monde vu par ses yeux, ou dans la tête d’un vieillard et regardez la vie de sa fenêtre… Imaginez que le « je » de votre narrateur appartient à un animal ou à un objet. Trouvez d’autres idées pour changer de regard et… amusez-vous !

Etape numéro 4 : jouez avec les contraintes

On l’a vu plus haut : la contrainte est créative. Parce qu’en se focalisant sur la contrainte, l’esprit oublie la peur de la feuille blanche. Ouvrez un livre au hasard et choisissez un mot puis un autre et encore un autre. Ecrivez une phrase ou une demi-page qui les utilise. Ou bien choisissez dans un magazine une photo qui sera le point de départ d’un récit. Ou encore, faites une liste de vos rêves (pas ceux que vous faites en dormant, mais ceux qui vous tiennent à cœur et que vous aimeriez réaliser). Choisissez-en un et écrivez un texte où vous vous mettez en scène en train de le réaliser.

Etape numéro 5 : oubliez-vous !

Le premier obstacle à la créativité (et à l’écriture) c’est le jugement qu’on porte sur ses propres créations. Un jugement souvent a priori et fortement créatif… de blocages. Comme un oiseau de mauvais augure perché sur votre épaule, prêt à battre des ailes et à vous crier dans les oreilles quand survient l’envie d’écrire : « A quoi bon ? Pour qui tu te prends ? Oulalah qu’il est nul ce texte !… » Cette sale bestiole voudrait que tout soit parfait, tout de suite, et ne supporte pas les tentatives, les balbutiements, les « premiers jets »… Elle ne sait pas que l’écriture est un processus et que les tentatives, les balbutiements, les « premiers jets » sont, eux aussi, des étapes… nécessaires. Alors, attrapez-la par une patte, ouvrez la fenêtre et regardez-la s’envoler. Non, mais.

Vous souhaitez relancer votre créativité, sortir de la routine et questionner votre rapport à l’écriture ? Le stage de « Remise en forme créative» du 22 janvier vous propose des outils pour dépasser vos blocages, relancer votre envie d’écrire et renouveler votre créativité… en vous amusant. Ouvert à toute personne aimant écrire, quelle que soit sa pratique d’écriture.
*c’est sur ce principe que fonctionnent les ateliers d’écriture

C’est l’été, changez vos habitudes d’écriture !

© Pedro Ribeiro Simoes

Tous les manuels à l’usage des apprentis-auteurs vous incitent à mettre en place une « routine » d’écriture (traduction : écrire tous les jours à la même heure un nombre de mots/de pages/ de signes fixé à l’avance et vous y tenir quoi qu’il arrive). Et voilà qu’aujourd’hui, on vous demande de  faire le contraire ! Mais de qui se moque-t-on ?

Pourtant, c’est vrai : autant il peut être payant, si vous avez un projet d’écriture au long cours, de vous mettre tous les jours devant votre clavier et de vous astreindre à « produire », autant il est nécessaire et même salutaire de bousculer parfois vos habitudes… Car celle d’écrire tous les jours peut, comme toute routine, devenir à la longue un acte machinal et sans imagination — un comble !  Nombreux sont les auteurs qui profitent d’un changement dans leur quotidien (le voyage en est l’exemple-type) pour rafraîchir leur plume en allant écrire ailleurs et autrement. Pourquoi ne pas profiter de l’été pour bousculer votre routine ?

Changer de lieu, d’horaires… ou de texte

Si vous n’avez pas l’intention de bouger, vous pouvez décider de changer d’horaires ou de lieu, ou encore  expérimenter des façons différentes de travailler. L’écrivain américain William S. Burroughs propose quant à lui un petit exercice visant à changer non pas les conditions dans lesquelles vous écrivez, mais carrément le texte lui-même et la manière de le travailler  : vous imprimez une page de votre manuscrit et la coupez en quatre parties. Puis vous vous ingéniez à réorganiser celles-ci sans idée préconçue, en oubliant la logique qui avait présidé à l’ordonnance des choses . Il ne vous reste plus qu’à retourner à votre manuscrit et à retravailler votre texte en gardant de ces modifications ce qui le sert au mieux… Une manière de « lâcher prise » et de sortir de la routine sans perdre de vue son objectif : faire progresser son texte et son écriture.

Comment réviser son manuscrit (2)

Vous avez vérifié que l’intrigue tient debout, que les personnages sont crédibles et que le lecteur a toutes les informations pour vous suivre. Mais vous êtes vous demandé si…

Vos dialogues ont du punch

écrire un roman

© Charles M.Schultz

Un dialogue, c’est vivant : les personnages se désespèrent, se tapent dessus ou s’embrassent, ils répondent à côté, pensent à autre chose ou ne pensent à rien, tournent autour du pot ou foncent tête baissée… bref : ils existent, et ce qu’ils disent est bien autre chose qu’un prétexte pour l’auteur de tirer à la ligne. Attention en particulier aux verbes de dialogue ! Exemple (extrait de Les rillettes de Proust, Thierry Maugenest, éditions Points) :

« – Je te quitte, soupira-t-il.

– Quoi ? se désenchenta-t-elle.

– Oui, s’apitoya-t-il.

– Mais… comment… se désespéra-t-elle.

– Ressaisis-toi ! l’exhorta-t-il (…) » Etc.

Mieux vaut préférer un simple « fit-il » ou laisser tomber le verbe de dialogue si ce dernier ne comporte que deux interlocuteurs, dûment identifiés.
 D’ailleurs, quel besoin y aura-t-il de préciser qui parle puisque chacun de vos personnages a sa façon bien à lui de s’exprimer, n’est-ce pas ?

Autre piège à éviter : lorsque chaque réplique répond systématiquement à la précédente.

– Je te présente Bruno.

– Bonjour, Bruno.

– Bonjour.

– Moi, c’est Sylvie.

– Enchanté, Sylvie.

De quoi mourir d’ennui, non ? On trouve pourtant ce genre de choses dans certains manuscrits.

shopping

Vous avez su varier les tournures de vos phrases

« Elle avait froid. Elle mit son manteau. Elle se dépêcha de rentrer. Elle allait encore être malade ! »…  Si vous continuez comme ça, ne vous étonnez pas que le lecteur referme le livre !

Vous avez évité la voix passive

Au contraire de la voix active, la voix passive affaiblit votre texte. Si un éditeur vous écrit « des lourdeurs doivent être supprimées dans votre manuscrit », vous vous sentirez moins concerné que par « vous devez supprimer des lourdeurs… ». Alors, faites la chasse à la voix passive et remplacez-la à chaque fois que c’est possible.

Vous n’avez pas distribué des virgules à tort et à travers

On l’apprend à l’école, mais parfois on l’oublie : on ne met PAS de virgule entre le sujet et le verbe (Elle, s’énerve). Pas non plus entre le verbe et le c.o.d. (Elle lui renvoie, son manuscrit à corriger). Une phrase se termine par un point et démarre par une majuscule (attention : en poésie, les règles sont différentes). Pensez aussi à la concordance des temps (Il prétendit qu’il fait beau). Et si vous êtes décidément réfractaire à la ponctuation, inscrivez-vous au stage des 19 et 20 mars prochains : « Dynamiser son style ».

Comment réviser son manuscrit

manuscrit

Certains retravaillent leur texte au jour le jour, d’autres  vont jusqu’au bout du premier jet avant de passer à la réécriture… Et vous, comment faites-vous ?

Patricia Highsmith relisait ses manuscrits munie d’un bloc-notes et d’un crayon et notait tout ce qui lui semblait poser problème : page tant, revoir le dialogue, ou bien : page tant, le personnage a besoin d’être étoffé… Jean Echenoz écrit quatre ou cinq versions de la même histoire et choisit systématiquement la dernière. Philippe Djian écrit, relit et finalise page après page…  Autant d’écrivains, autant de façons de faire. Mais peu importe la manière dont vous vous y prenez, pourvu qu’elle fonctionne pour vous.

Le plus difficile, quand on se relit soi-même, est de prendre suffisamment de recul pour apprécier ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Quelques trucs pour faire la différence : imprimez votre manuscrit si vous ne l’avez encore travaillé qu’à l’écran, relisez-le à voix haute si vous êtes habitué à le lire dans votre tête,  changez le caractère et le corps du texte… Bref, bousculez vos habitudes : cela vous aidera à voir votre prose d’un œil neuf. Enfin, ne lésinez pas et faites plusieurs lectures : la première pour avoir une vision globale (celle du lecteur quand il découvre le récit), la deuxième pour les questions de style et de ponctuation, la dernière pour l’orthographe (eh oui, ça compte !). Voici quelques éléments dont il faut tenir compte lors d’une révision :

personnage de romanL’ intrigue

Est-ce qu’en vous lisant, on a envie de tourner les pages les unes après les autres ? La quête du protagoniste est-elle suffisamment crédible pour susciter un sentiment d’empathie chez le lecteur  et le pousser à veiller jusqu’aux petites heures  du matin ? Pour vous en assurer, soignez l’enjeu : celui du récit (qui poussera votre lecteur à lire) et celui du protagoniste (qui le poussera, lui, à agir). Pas d’intrigue sans enjeu, et pas d’enjeu sans conflit (tout ce qui fait obstacle au désir de votre personnage est susceptible de provoquer un conflit). Pour faire avancer votre intrigue, vous devez donc savoir quels sont les conflits de votre histoire  car ce sont eux qui vont créer une tension qui elle-même fera avancer le récit.

Les personnages

Chaque personnage a-t-il sa raison d’être ? Si vous avez introduit au chapitre trois un personnage dont le rôle se limite à fournir une information spécifique, qu’allez-vous faire de lui au cours des trente-six chapitres suivants ? Peut-être serait-il plus judicieux d’utiliser un personnage déjà existant qui glisserait la réplique voulue à point nommé ? Quant aux personnages principaux, vérifiez qu’ils sont cohérents : qu’Untel censé avoir des yeux verts au chapitre deux ne se retrouve pas avec des yeux noirs au chapitre dix-huit, ou qu’Unetelle qui ne peut avoir d’enfant ne déboule pas trente pages plus loin accompagnée de ses rejetons… Etc.

Mettez-vous à la place du lecteur

Bien sûr, vous, auteur, connaissez par cœur les tenants et aboutissants de votre récit, et de votre point de vue tout est clair, les informations indispensables sont bien là, sur la page. Mais dans le cas présent, c’est le point de vue du lecteur qui importe ! Mettez-vous à sa place et vérifiez s’il  a bien tous les éléments pour comprendre ce que vous lui racontez.

à suivre

Vous voulez retravailler le premier jet de votre manuscrit et vous vous demandez par où commencer ? Alice et les mots vous propose un accompagnement individuel pour faire le point sur les forces et les faiblesses de votre texte et vous donner les outils pour le retravailler.

 

 

Romanciers en herbe : dernier épisode

© Angie Garrett

© Angie Garrett

Dernier épisode de notre série d’été consacrée au récit de fiction. C’est le moment de faire le point… 

L’idée de ces exercices d’été était de vous proposer quelques pistes pour lancer un récit de fiction. Vous avez pu vous confronter à la création de personnages, à l’écriture d’une scène, à l’invention de dialogues et d’un scénario… enfin vous avez approché ce monstre qu’est l’architecture d’un récit long. Même si, pour l’instant, vous ne savez pas encore quelle en sera la longueur. Au point où vous en êtes, une histoire se dessine. Le scénario se précise, vos personnages vous « parlent », quelque chose est en route et vous voulez, bien sûr, continuer sur votre lancée…

Etes-vous sûr de n’avoir pas changé d’histoire  ?

La diversité des récits possibles à partir des propositions de base est telle que le risque est gros de partir dans toutes les directions ! Faites le point sur ce que vous voulez vraiment raconter, où vous voulez aller : n’avez-vous pas changé d’histoire en cours de route ? Si oui, comment vous remettre sur la voie ? Je vous propose de vous recentrer sur votre personnage principal : que veut-il ? Va-t-il réussir à l’obtenir ? Comment va-t-il s’y prendre ? Quels sont les obstacles qu’il va rencontrer ? Essayez de lister noir sur blanc quelles sont les principales scènes qui vont conduire le récit vers son dénouement (si vous ne connaissez pas encore celui-ci, ce n’est pas grave : vous le découvrirez plus tard). Puis faites un canevas de l’ensemble du récit, scène par scène : il vous servira de guide et vous fera gagner du temps lorsque vous serez arrivés à la page 280, vous dispensant de tout relire pour savoir où vous en êtes.

Pas d’envoi de texte cette fois-ci, la série de l’été touche à sa fin et les propositions d’écriture s’arrêtent ici. Vous pensez tenir une bonne histoire et ne comptez pas vous arrêter en si bon chemin ? Il ne tient qu’à vous de continuer… Vous en avez envie, mais vous avez du mal à avancer seul ? A partir d’octobre, vous pourrez vous initier à l’écriture d’un récit long dans le cadre de l’atelier Apprentis romanciers. Vous habitez trop loin ou êtes peu disponible pour assister à un atelier en présence ? Alice et les mots vous propose un accompagnement à l’écriture à distance. N’hésitez pas à poser des questions sur les différents ateliers à boitealice{arobas}gmail.com

Bonne rentrée !

Concours de nouvelles

Pour terminer l’année en beauté, Alice et les mots vous propose un concours de nouvelles. Le thème : une photo, une image qui raconte une histoire… laquelle ? A vous de l’imaginer !

Nouvelle à chute ou nouvelle d’atmosphère, vous avez le choix : c’est votre talent, votre style, votre imagination qui feront la différence. Chaque participant enverra un seul texte de 6 000 signes maximum (soit 6 000 caractères, espaces compris).

Vous enverrez votre texte sous format Pdf à boitealice (arobase) gmail.com. La date limite d’envoi est fixée au 15 janvier 2015.

La nouvelle sélectionnée sera publiée sur ce blog et son auteur se verra offrir deux heures de coaching littéraire (relecture annotée d’un texte de 15 000 signes, ou travail sur le rapport à l’écriture ou encore accompagnement à la genèse d’un projet ).

Et voici la photo qui vous est proposée comme point de départ de votre nouvelle.

© Catta

© Catta

Face à la page blanche

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Le vertige de la page blanche, tout le monde connaît. Et la panne sèche, le blocage, les minutes qui s’étirent à fixer jusqu’à l’éblouissement la feuille ou l’écran où rien de bon ne surgit, où rien ne surgit du tout.

Quand plus rien ne vient sur la page, vers qui, vers quoi se tourner ? On tente une feinte, on élabore des stratégies, on dessine dans les marges, d’une phrase on cherche à faire une page, on tire à la ligne, on délaye, on s’enlise… On ouvre un livre au hasard : peut-être qu’un mot permettra de relancer la petite machine à mouliner du texte ? On cherche dans ses carnets, on se replonge dans de vieux projets, on fantasme sur un gribouillis, on fouille la mémoire de l’ordi…

Ou bien on lâche. On pose stylo ou clavier, on sort le chien ou on va prendre un café, on se fait une toile ou un dîner entre amis. On met son cerveau en état de disponibilité. Certains vont courir, danser, le mouvement est bon pour les neurones. Parfois ça marche, parfois non.

Ruses de sioux, ruses tout court. Dans l’attente du moment où… tout repartira, tout se décoincera, cliquetis de clavier ou grattements de plume en bruit de fond, aaah le doux bruit enfin ! Ecrire, écrire, écrire… Adieu blocage et peur du vide — jusqu’à la prochaine fois.

Pour retrouver l’inspiration et développer votre créativité, essayez les ateliers d’écriture ou lisez Face à la page blanche 1 et 2